Petits gestes pour réduire son empreinte écologique en voyage

Comment voyager l’esprit tranquille lorsqu’on connaît les conséquences du tourisme sur l’environnement? On n’a qu’à penser aux bateaux de croisières, qui produisent en moyenne 7000 tonnes de déchets par an, à la quantité industrielle d’eau douce gaspillée dans les hôtels (arrosage, piscine, etc.), à la déforestation en vue de construire de nouveaux conplexes hôteliers, etc.

Vous croyez qu’il suffit d’éviter le tourisme de masse pour n’avoir aucun impact sur l’environnement? Détrompez-vous. Avec les vols low cost et la démocratisation du voyage, même les voyageurs à petit budget ont une empreinte écologique importante.

Saviez-vous qu’un aller simple Paris-Montréal produit 1 tonne de CO2? On dit que pour éviter de contribuer au réchauffement climatique, chaque personne ne devrait pas produire plus de 2 tonnes par année. C’est un seul aller-retour transatlantique!

Vol au-dessus de Yellowknife, aux T.N.-O.

Que peut-on faire alors pour se sentir mieux dans sa peau de voyageur? En ce Jour de la Terre, je vous propose quelques bonnes habitudes qu’on peut prendre dans ses voyages pour diminuer son empreinte écologique. Certes, cela ne changera pas le monde, sauf que… Ce sera déjà un bon début!

1. Limiter les déplacements en avion

Bon, vous allez me dire que ce n’est pas à la portée de tous de traverser l’Atlantique à la nage. Je vous l’accorde. Mais si vous vous limitiez à un vol au début et à la fin du voyage, pour réaliser les déplacements intérieurs autrement? Quand on sait qu’un avion pollue deux fois plus qu’une voiture diesel et 4 fois plus qu’un bus, par kilomètre, le fait de simplement limiter le nombre de vols peut déjà faire une énorme différence. Il est certes plus rapide de voler au-dessus du paysage que de le parcourir de fond en comble, mais le slow travel a aussi ses avantages, surtout pour l’environnement.

On peut aussi acheter des crédits carbone pour compenser l’émission de GES d’un vol, auprès d’organisme comme Ecotierra.

2. Protéger les coraux

On sait que la crème solaire favorise le blanchissement des coraux. Eux qui ont déjà la vie dure à cause du réchauffement des océans… S’il n’existe toujours pas de crème solaire 100% écologique sur le marché, on peut quand même déjà faire notre part en appliquant sa crème solaire au moins une demi-heure avant la baignade. On peut aussi choisir un produit bio à filtre minéral, sans filtre chimique. Évidemment, quand on fait de la plongée, il faut éviter de nourrir les poissons et de toucher tout ce qui se trouve sous l’eau. Les étoiles de mer suffoquent lorsqu’elles sont sorties de l’eau. Pensez-y avant de prendre une photo.

Que faire lorsqu’on se confronte à une situation où c’est le guide, ou une compagnie locale qui adopte ces comportements nocifs? Je vous encourage à dénoncer le manque de professionnalisme et à montrer aux agences que l’environnement vous tient à coeur. Faites vos devoirs, posez des questions et choisissez des excursions qui sont faites dans le respect de l’environnement.

3. Éviter le plastique

Ça peut sembler évident. Buvez-vous de l’eau embouteillée à la maison? Pourquoi le feriez-vous à l’étranger?

Évidemment, dans certains pays, il est déconseillé de boire l’eau du robinet. Ce sont souvent les mêmes pays où la gestion des déchets et le recyclage sont problématiques, alors pourquoi en rajouter une couche alors que nous avons les moyens, en tant que touristes, de faire notre part. Munissez-vous d’un filtreur à eau! Vous pourrez le réutiliser tout au long de votre voyage et le remplir depuis n’importe quel robinet.

Il en va de même pour les suremballages et les sacs de plastique. En voyage aussi, vous pouvez apporter un sac réutilisable pour vos achats, et demander un drink sans paille.

Ce sont des gestes tout simples qui, après plusieurs voyages, auront épargné bien du gaspillage.

4. Acheter responsable

Achetez moins de souvenirs, mais choisissez-les mieux! Optez pour des produits fabriqués localement. Non seulement vous encouragez l’économie locale, mais vous poserez un petit geste pour l’environnement en évitant un produit fabriqué en Chine ayant traversé des kilomètres pour se rendre jusqu’à vous.

Voici quelques exemples de souvenirs écoresponsables : une pièce d’art comme un tableau d’un artiste local, de l’artisanat comme un panier tressé, de la poterie, des bijoux en noix de coco, ou encore des produits alimentaires locaux (assurez-vous que ce soit des aliments permis aux douanes).

Table d’artisanat local chez les Emberas du Panama

Évitez à tout prix les souvenirs fabriqués à partir d’espèces menacées : les instruments de musique faits à partir de carapace de tortue, les chaussures/sacs à main en peau de crocodile, des décorations ou bijoux en ivoire, des coraux, etc.

Bref, lors de votre prochain voyage, ne laissez pas votre conscience écologique à la maison! Il y a moyen de lâcher-prise tout en limitant son impact écologique.

Conservez cet article pour plus tard : épinglez-le sur Pinterest!

Et vous, quels sont les petits gestes que vous posez en voyage pour réduire votre empreinte écologique?

Un commentaire

  1. Bonjour La Yukonnaisse ! Je découvre ton blog et j’apprécie ton projet de responsabiliser au voyage durable et au respect du territoire. J’ai moi même un blog dans la même vibe, mais pour un territoire un peu plus petit que le Yukon : c’est le Pic Saint-Loup, dans le sud sud de la France 🙂
    Au plaisir de suivre ton aventure !
    Audrey de L’Atelier Bucolique ❤

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